Jeanne Susplugas  

« I will sleep when I’m dead »

Œuvre en réalité virtuelle

Médiathèque de Seynod 

Du 14 au 18 juin 2022

Présenté par imagespassages dans le cadre du Festival International du Film d'Animation

Rencontre avec l'artiste Samedi 18 juin à 14h30

« I will sleep when I’m dead » ces quelques mots que Jeanne Susplugas emprunte à Bon Jovi en disent long sur son travail, sur le cerveau et nos pensées si difficiles à dompter.

Grâce à la « techno-magie » de la réalité virtuelle, le visiteur plonge dans une boîte crânienne parmi neurones et synapses. Il se perd dans un labyrinthe infini et croise des « pensées » matérialisées par des dessins à l’allure de pictogrammes. C’est un face à face intime, quasi psychanalytique qui introduit une intensité et une expérience unique. Plongé dans le cerveau, tortueux, parfois brumeux, le.la spectateur.rice sera amené.e à suivre à sa convenance plusieurs voyages liés à ses pensées.A l’aide d’un faisceau de « narrations », chacun sera libre de vivre son propre voyage mental.

Le projet se développe autour du lien entre la maison et le cerveau. Le cerveau est loin d’avoir livré tous ses secrets et pour comprendre ses dysfonctionnements, il est essentiel d’en dénouer les mystères. Les récentes études scientifiques devraient permettre de trouver de nouvelles pistes de prévention voire de traitement des maladies neurodégénératives ou encore des anomalies comportementales, ainsi que des déficits sensoriels. Ce projet s’appuie sur des recherches scientifiques qui apparaissent de manière sensible et émotionnelle.Il s’agit surtout d’un espace mental, du centre névralgique de la pensée. Que ce soit les cheveux de l’artiste (Hair, hommage à Gordon Matta-Clark), les branches des arbres (Arbre généalogique), les synapses (In my brain) ou les molécules (Disco ball)... il est question de ramifications.

//////

Née à Montpellier. Vit à Paris, France.

Engagée, la démarche de Jeanne Susplugas s’en prend à toutes les formes et toutes les stratégies d’enfermement. Elle n’a de cesse d’interroger les relations de l’individu avec lui-même et avec l’autre, face à un monde obsessionnel et dys- fonctionnel.

Elle explore différents médiums – dessins, photographies, installations, sculptures, sons, films – autant de langues qui s’enrichissent mutuellement pour créer une es- thétique singulière, séduisante en apparence mais vite inquiétante et grinçante. Un travail protéiforme, transversal, très cohérent et précis, qui met le regardeur face à des sensations contradictoires - troublé et rassuré, inquiet et serein.

Son travail a été largement montré en France et à l’étranger.
Des expositions monographiques lui ont été consacrées dans des lieux tels que la Emily Harvey Foundation à New York, la Maréchalerie centre d’art à Versailles, au Musée en plein air du Sart Tillman à Liège, au Centre d’art Le Lait à Albi, à la Magacin gallery de Belgrade, à l’Ardénome-Fondation Edis à Avignon, au Wyspa Institut of Art à Gdansk, au CAB-Centre d’Art Bastille à Grenoble, à La Piscine-Musée d’Art et d’Industrie à Roubaix, au Château de Servières à Marseille, au CAC d’Istres, au MOCCA de Toronto, au Musée Fabre à Montpellier.

Catégories : actualité