Ellipses L’Arteppes – Espace d’art contemporain Le Mikado MJC Centre Social, Annecy

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Exposition fermée

L’Arteppes – Espace d’art contemporain Le Mikado MJC Centre Social, Annecy

2, place Annapurna Annecy – accueil@lemikado.org

L’exposition « Ellipses. Histoires de passages » est pensée comme un espace d’échanges et de dialogues, proposant aux visiteurs une rencontre intime avec les artistes, leur travail et leur histoire. Elle met en écho diverses formes de récits, témoignages, légendes, fables familiales et explore la notion de transmission. Quelle soit inter générationelle ou communautaire, l’action de transmettre est vecteur de socialisation et de continuation d’une civilisation. Pourtant, de nombreuses situations peuvent créer des disjonctions, des oublis, des brèches dans ce processus de passage qui vont néanmoins se révéler être des espaces d’appropriation et de création notamment pour les artistes. Les vidéos et installations exposées donnent de la visibilité à des individus, portent l’attention sur leur parole, leur silence, leur vécu, leur manière de résister et de raconter leur histoire. Le langage, les récits se construisent et les souvenirs se transfèrent. Les petites histoires, mêlées à la grande Histoire, nous parle de contextes historiques, sociaux et culturels. Les artistes expérimentent des formes pour matérialiser le travail de transmission en train de se faire et proposent des espaces et des temps où se superposent, s’entrechoquent des mémoires individuelles. La forme du portrait domine dans l’exposition et l’installation permet de restituer la dimension hétérogène et complexe de ces personnes. Les oeuvres mettent ainsi en évidence les intervalles entre le discours et la parole, l’image et le son ou entre l’image et le texte. L’écriture, parole et image se complètent et se perturbent à la fois, ouvrant un espace dialogique instable. La figure du témoin est récurrente dans les vidéo. Par son point de vue subjectif, il rend visible l’écart qui existe entre l’Histoire et l’expérience que chacun a du passé. Il met également au jour le travail de réappropriaiton du passé effectué par chaque individu pour mieux comprendre le présent. Les artistes vont donc puiser dans ces intervalles temporels, ces silences, ces manques, ces trous dans les récits, et explorent leur potentiel spéculatif. Le titre « Ellipses », terme emprunté au cinéma, est considéré comme un temps de vacance nécessaire et un espace disponible d’invention et de création. Il contribue à traverser des passages où la narration parfois se dérobe à sa propre lisibilité.

Pauline Boucharlat, commissaire de l’exposition

Oeuvres et artistes :

Eugenia Reznik « Dé-conter » 2018 – Jenny Feal « Lecture de termites » 2015 – Pauline Horovitz « Des châteaux en Espagne » 2013 – Ed PIEN « Hand String Games » 2012 – MAKITA « Performing » 2005 – Antoine Perez « Rituel pour le Vivant, Beuys » 2020 – Kara Walker « The Creation of African-America » 2005 (film)

Eugenia Reznik « dé-conter » 2018 (installation 2 écrans) (vit à St Etienne et Paris) https://eugeniareznik.com/de-conter « Le projet a pris source dans un tissu de lin que ma grand-mère m’a envoyé d’Ukraine, accompagné d’une lettre d’explication sur la façon dont ce tissu a été élaboré. Elle y décrit la cueillette des tiges de lin, leur traitement pour les rendre plus souples, leur décomposition en filaments, le filage, puis finalement le tissage, les étapes de son travail quotidien à l’âge de 14 ans alors que sa famille, était frappée par la famine dans les années 1930. Chez moi, le tissu est resté longtemps dans un tiroir, je ne pouvais l’utiliser comme une vulgaire serviette de bain, même si c’était sa véritable fonction. Pour raconter son histoire, je l’ai détruit. Je l’ai détissé. J’ai ensuite apporté un amas de fils en désordre à ma mère pour qu’elle les démêle, et je lui ai posé des questions sur ce qu’elle savait sur la culture du lin que sa mère pratiquait. J’ai filmé ses mains abîmées, en train d’étendre les fils pour enlever les traces du tissage. Finalement, j’ai utilisé les fils détissés pour créer un film d’animation où ils se transforment à nouveau en plantes de lin. » E.R. Une collaboration avec Marichka Marczyk, folkloriste et chanteuse ukrainienne, membre de Lemon Bucket Orkestra (Toronto).

Jenny Feal, Lecture de termites, 2015 papier, tissu dimensions variables J’ai apporté en France quelques uns des livres cubains qui avaient survécu à la «lecture» de termites dans la bibliothèque de mon grand-père. Avec leur beau trajet hasardeux à travers les mots et les phrases disparus, ces volumes m’ont inspirée pour créer mes propres livres sans texte tout en gardant le format des originaux. Les ouvrages de référence contenaient le récit de l’Histoire officielle et des façons de penser que je ne partage plus, et j’ai donc fait disparaitre les textes. Dans le cadre du projet ¿Cuántos mundos?, exposition Lejos del teclado, XII Biennale de La Havane, Cuba Née en 1991 à la Havane (Cuba), vit et travaille entre Lyon et la Havane. Poétiques et fragiles, les oeuvres de Jenny Feal parviennent à allier les hasards et les tragédies privées et publiques, personnelles et politiques. Ses installations, souvent d’une grande simplicité, emploient principalement des matériaux naturels tels que l’argile, le papier et des feuillages mais aussi du bois, qu’elle associe à des objets personnels qui constituent un témoignage des conditions de vie et de l’histoire de La Havane. Ses sculptures et installations évoquent souvent les difficultés à se construire et à exister dans un environnement où l’isolement politique est amplifié par l’insularité.

Pauline Horovitz, Des châteaux en Espagne, 2013 ( 26 min) Certains rêvent d’Amérique, d’autres d’une cabane au Canada. Dans ma famille, on rêve d’Espagne, le seul pays qui n’a pas arrêté ses ressortissants juifs pendant la guerre. Un anti-film de famille, sans retour aux sources, sans pèlerinage sur la tombe des ancêtres, qui mêle, dans une fantaisie burlesque, pain azyme et corrida, valises toujours prêtes, westerns, gefilte fische et calamars frits. Le contrechamp du film, ce sont l’Est et la Pologne, évoqués à travers les paysages espagnols (et canadiens) que parcourt le personnage principal, sorte d’avatar de Monsieur Hulot. P.H. Pauline Horovitz commence par faire des études de philologie romane à l’École nationale des chartes avant de s’apercevoir qu’elle veut faire de la bande dessinée. Elle entre alors à l’École nationale supérieure des arts décoratifs où « elle évite la sculpture et les installations en bricolant des films ». À partir de 2007, elle travaille en résidence à la Casa de Velázquez de Madrid comme cinéaste, et dans le même temps, elle commence à travailler régulièrement sur Cut Up, une revue documentaire diffusée par Arte et produite par Quark Productions. « Sous la forme de propositions brèves, au ton enjoué, malicieux, voire caustique, affichant une neutralité documentaire sans apprêt, les films de Pauline Horovitz instruisent des épisodes familiaux ou personnels curieux ou divers modes de comportement en société. Si l’observation de sa propre famille constitue le motif privilégié de ses films, la loi sociale en est le fil conducteur. Comment échapper à la norme ? Comment contourner une règle ? Quelle est la nature de la relation entre une loi et sa transgression ? Proches d’une tradition littéraire héritée de Georges Perec, activée dans le champ de l’art contemporain par des artistes comme Christian Boltanski ou Valérie Mréjen, ses films explorent les rituels de la vie quotidienne, le savoir-vivre et les interdits, les goûts et les phobies au gré de listes et d’inventaires. Dans son premier opus, Tout a commencé par le sourire, elle se complaît dans le catalogue ironique de ses tares physiques : mâchoires décalées, myopie évolutive, mollesse des membres, incontinence, rétroversion du bassin. L’irréversibilité de ses défauts dessine une loi implacable à la manière d’un destin. « Un jour j’ai décidé » s’attache à décrire le moment de rébellion au cours duquel l’individu énonce subitement des choix personnels, en rupture avec les interdits familiaux que sont le devoir d’amabilité, la correction du maintien, la norme alimentaire. Le refus de manger de la viande est présenté à plusieurs reprises dans ses films comme un acte hors-la-loi. La loi est bien sûr incarnée par la famille. (…) La question de l’archive divise la famille. Si le père, souvent en voyage ou absent, garde sa valise toujours prête, la mère jette tout. Conserver, stocker, énumérer, jeter, choisir, s’alimenter sont autant de déclinaisons de la loi familiale. Pauline Horovitz affectionne une certaine excentricité. (…) En témoignent ses deux portraits familiaux, assez savoureux. Le charme des films de Pauline Horovitz tient à l’observation ironique de nos habitudes domestiques. La communauté de l’âge démocratique se compose désormais d’une constellation volatile de conduites singulières où chacun se définit par un écart stylistique. Nous ne sommes plus dans la logique de l’affrontement ou du conflit, mais à l’ère de la négociation. Sans doute est-ce le mérite de ses films d’explorer la dimension fantastique de cette communauté. »

Ed PIEN, Hand String Games, 2012 Vidéo durée: 22’58 » Née d’un amalgame d’influences issues de l’orient et de l’occident, l’oeuvre d’Ed Pien est ancrée dans la pratique du dessin. Adaptée du jeu de ficelle pratiqué chez les Inuits canadiens, la manipulation des fils fait naître et disparaître une série d’images et d’histoires, en évolution permanente. Pratiqué par toutes les générations Inuits, le jeu de ficelle est un moyen d’apprentissage, par imitation de gestes, qui favorise les capacités d’abstraction. Parmi les histoires racontées, la légende de la femme tirant une autre femme par les cheveux ; un ours sortant d’une grotte… Vidéo, couleur, non sonore 49 Nord 6 Est – Frac Lorraine Né à Taiwan, vivant au Canada depuis qu’il a onze ans, Ed Pien vit et travaille à Toronto. Connu pour ses dessins, papiers-découpés et ses installations, il a exposé au Canada et en Europe Pien s’inspire de mythes asiatiques et de contes occidentaux pour créer des dessins d’univers fantastiques et par moments inquiétants, rappelant certaines oeuvres de Jérôme Bosch et de Francisco Goya. Le traitement du dessin est très expressif et le processus de création découle d’une grande spontanéité. Privilégiant l’encre et le papier translucide, l’artiste réalise aussi des installations sensuelles où le spectateur est invité à traverser des corridors de papier et à côtoyer de près de petits monstres tremblants, mi-humains, mi-animaux. Ed Pien est un artiste multidisciplinaire travaillant à Toronto. Pien a exposé tant au Canada qu’à l’étranger notamment au Musée des beaux-arts du Canada, au Drawing Centre, New York; au Museum of Art and Design, New York; au Centro Nacional de las Artes, Mexico City; au Goethe Institute, Berlin; à la Middlesbrough Art Gallery, UK; au W139, Amsterdam; à la Contemporary Art Gallery, Vancouver; au Contemporary Art Museum in Monterrey, Mexico; à Bluecoat, Liverpool; au Musée des beaux-arts de l’Ontario, Toronto à La Biennale de Montreal (2000, 2002), au Musée des beaux-arts de Montréal et récemment à la Biennale de Moscou (2013), à la Biennale de Sydney (2012) et dans l’exposition Oh Canada au MassMoca. Ses installations de taille monumentales, ses dessins et papiers-découpés figurent dans plusieurs collections permanentes de musées canadiens, notamment à Toronto, Ottawa et Montréal. Son travail a été exposé dans les Biennales d’art canadien au Musée des beaux-arts du Canada en 2011 et 2015.

MAKITA, Performing, 2005 – video 15’ http://www.angelamarzullo.ch/?p=74 This cycle of video works called Performing revisits several video-performance works (*1 – *6) from the seventies. The protocols of these pieces are reenacted in a child’s room, by two sisters, aged 10 and 6. Appropriation, by young girls, of these significant performances underlines the childish source of the actions. Childhood games sometimes seem to serve as raw material to stage adult deviancies. The video Performing therefore goes “back to the source”. In collaboration with Michael Hofer Angela Marzullo, née en 1971 à Rümlang dans le canton de Zurich, est une artiste féministe radicale, vidéaste et performeuse italo-suisse. Elle utilise la vidéo filmée de ses performances dans une démarche de questionnements féministes1. Angela Marzullo2 fait ses études à la Haute école d’art et de design (HEAD) de 1994 à 2004 à Genève où elle obtient son diplôme en 1999, ainsi qu’un diplôme de postgrade en « Nouveau-Media » en 2004. Angela Marzullo se définit comme une artiste féministe radicale. Elle critique les mécanismes sexistes qui construisent l’identité genrée depuis l’enfance, et envisage la culture comme une possibilité de transmission de la lutte féministe3. En 2005, elle explore l’intersection des thèmes de la maternité et du féminisme avec Performing SCUM 4,5,6. Ce travail explore la question de la modalité de transmission des thèmes féministes parfois violents à la jeune génération dans une forme expérimentale filmée, où les deux filles de l’artiste, Stella et Lucie7 rejouent avec des mots modifiés des scènes entre Carole Rossoupoulos et Delphine Seyrig travaillant sur le SCUM manifesto de Valérie Solenas. Cette exploration des clivages privé / public, thèmes féministes traditionnels, devient récurrente dans son oeuvre.

Kara E. Walker, The Creation of African-America, 2005 (film) diorama fresque d’histoire Antoine Perez, Rituel pour le vivant, Chêne de Beuys, 2020 Rituel pour le vivant est tout à la fois un acte concret de résilience, visant à co-construire des agroforêts, pour nourrir humains et non-humains, et une tentative diplomatique pour apaiser les tensions par l’apaisement des ventres. La relation portée à l’Autre qu’humain est ici notre fil conducteur. Ces actions artistiques ont lieu en collaboration avec de nombreux acteurs de changement, parmi lesquelles des écologues, des pépiniéristes, des paysagistes et des associations citoyennes. Et bien sûr, l’ensemble de la communauté biotique locale sans qui ce projet ne pourrait avoir lieu. https://rituelpourlevivant.jimdofree.com Parmi tous ces arbres, l’un d’eux nous raconte une histoire. Tout du moins une espèce, dont une partie vécue une aventure singulière. En 1982, l’artiste allemand Joseph Beuys fait planter à Kassel 7000 chênes dans le cadre de la Documenta 7 («7000 oaks»). EN 2007, le couple d’artiste anglais Ackroyd et Harvey vient prélever des glands de ces arbres. Ils vont les cultiver, jusqu’à obtenir des arbustes qu’ils exposeront en différents endroits, jusqu’à la COP21 de 2015, clôturant ce cycle («Beuys Acorns»/«Tree on tour»). Puis l’artiste Thierry Boutonnier développera, lui, sa sculpture sociale «Prenez racines !» de 2009 à 2016, pépinière urbaine dont la gestion revient pour partie aux habitants du quartier Mermoz à Lyon, où eu lieu ce projet. Un de ces chênes y fut planté en 2013. En 2020, pour l’action artistique «Rituel pour le vivant», je souhaite prélever symboliquement quelques greffons de ce chêne, que j’insérerai – perfusion d’idéal – dans un autre chêne, à l’implantation locale déjà effective. Ainsi, prolongeant cet acte artistique, une partie de cette communauté arboricole co-construira ses racines ailleurs. Est-ce un nouvel arbre, le même individu, une chimère ? De la culture ? Quelle part de sauvage, de civilisé ? Et où est l’humain dans tout ça ?

AUTOUR DE L’EXPOSITION

Vernissage 17 septembre 2020 à 17h00 Rencontre-conférence avec les artistes Eugenia Reznik, Makita, Pauline Horovitz (?)

18h00 : vernissage public

Conférence d’Arno Gisinger Présentation d’un travail en cours sur l’album de guerre de son père. Né en 1964 en Autriche. Après avoir poursuivi des études d’histoire et de philologie allemande à Innsbruck, Arno Gisinger sort diplômé de l’Ecole nationale supérieure de la photographie (Arles) en 1994. Cette double formation de photographe et d’historien l’amène à travailler sur les relations entre mémoire, histoire et représentations photographiques. Artiste en résidence à Londres en 1995/1996, à Paris en 2004 et au Viet Nam en 2007, Arno Gisinger vit et travaille aujourd’hui à Paris. Il est maître de conférences à l’Université Paris 8. En partenariat avec Le Centre photographique de Genève et l’ESAAA ?

Conférence-performance d’Antoine Perez « Rituel pour le vivant » Dessinateur, sculpteur, citoyen engagé et voyageur, Antoine Perez explore les liens d’interdépendance qui existent entre les sociétés humaines et leur environnement. Antoine Perez habite à Annecy après avoir suivi le cursus de l’ESAAA. Entre 2008 et 2014, il créé et anime l’association « Le Bocage Amarré » où il organise des expositions collectives en milieu rural, et où se croisent des formes de création variées dans une approche tant artistique que scientifique. Il mène de nombreux projets à l’étranger : au Mexique, au Guatemala, en Uruguay, dont la forme est à chaque fois repensée (expositions, résidence nomade, collaborations…). https://issuu.com/antoineperez

Soirée projection Une proposition d’Annie Auchère Aguettaz, commissaire d’exposition et membre d’IKT Une soirée sera consacrée à la projection d’oeuvres vidéo d’artistes. Annie Auchère Aguettaz, personnalité incontournable de la vie artistique annécienne et dont les projets dépassent largement nos frontières, nous proposera une sélection de films glanés aux grés de ses rencontres avec des artistes de la scène française et internationale. Depuis plus de 25 ans, elle travaille à la diffusion des questionnements soulevés par l’image en mouvement et aux nouveaux médias par la mise oeuvre d’expositions, de séances de projection, de performances, de conférences et de colloques.

INFORMATIONS PRATIQUES

Horaires d’ouverture : Lundi au vendredi de 10h à 18h Samedi de 10h à 12h Entrée libre

Propositions éducatives Visites et ateliers proposés toute la semaine à l’attention des associations, des classes et des centres de loisirs Contact : Lilas Orgebin, coordinatrice d’imagespassages Tel : 09 67 38 99 73 (du mardi au jeudi) Mail : images-passages@orange.fr

Samedi 19 septembre à 10h30 : petit déjeuner-visite commentée

Jeudi XXXXX à 18h30 : séance de projection Programmation de vidéo d’artistes par Annie Auchère Aguettaz, commissaire d’exposition

Jeudi XXXX : Conférence d’Arno Gisinger

Jeudi XXX : Conférence « Transmission et posture féministe »

Jeudi XXXX : Conférence-performance d’Antoine Perez : « Rituel pour le vivant »

PARTENAIRES Partenaires institutionnels Partenaires artistiques

CONTACT : Pauline Boucharlat imagespassages 26, rue Sommeiller 74 000 Annecy Tel : 06 26 77 09 63 Mail : pboucharlat@hotmail.com