Dossier de presse

Exposition :

"dé.payser"

À l'Arteppes Mikado-Annecy, centre d’art contemporain

Du 12 septembre au 17 octobre

Vernissage presse le mercredi 11 septembre à 18h30

L’art, la société, le paysage, sont des créations de l’homme. Cette exposition, à l’encontre des clichés, est un espace pour interroger le monde actuel à travers des oeuvres d’artistes de l’image en mouvement, qui ne sont pas des représentations, mais un entremêlement d’éléments esthétiques, éthiques, politiques, poétiques…C’est une expression artistique qui nous rappelle que cette nature qu’on dit immuable a changé avec les hommes et que notre perception évolue également par l’art. Si loin…si près ! La mobilité, le déplacement sont des thèmes chers à imagespassages, qui en donne ici une autre vision. L’objectif est de faire se rencontrer la création d’aujourd’hui avec le public qui vit dans un monde fait d’images et de sons, de mouvement et de formes.

Annie Auchere Aguettaz, commissaire, membre de IKT

Emmanuel TUSSORE : "Sirènes" - 2016 - 40’

A l’horizon se dessinent des cargos fantômes, immobiles. Soudain apparaît un bras, puis un dos. D’un pas calme et assuré, une femme avance dans l’eau. Lentement, des hommes et des femmes

vont marcher dans son sillage. Rien ne devrait briser leur élan, sinon que parfois ils trébuchent, ils se heurtent à la puissance des éléments, aux vagues qui font barrage. Peu à peu, ces corps sans visage disparaissent dans les flots, sans violence ils s’effacent. La chaîne humaine continue pourtant en flux ininterrompu.

Filmé au Senegal, sur les bords de l’Atlantique

Emmanuel TUSSORE (1984) s’intéresse à la notion de déplacement et bouscule l’idée même de frontière. Sa pratique mêle photographie, vidéo, sculpture, installation et performance. Tussore se nourrit de l’histoire et de son actualité pour proposer sa vision d’un monde tragique, dans lequel la

notion de disparition est prépondérante.

Bertille BAK : "Usine à divertissement" – 2017 – 20’

son stéréo synchronisé – triptyque

Il a été réalisé avec trois groupes, une tribu Lahu au Nord de la Thaïlande, des villageois dans le Rif au Nord du Maroc ainsi qu’avec les habitants de Camargue. La réflexion menée avec ces groupes a été de penser comment devenir un parfait divertissement pour touriste en mal

d’exotisme, comment pousser à l’extrême la parodie que l’on fait de leur propre culture, et en

imaginer la copie maléfique.

Bertille BAK (83) a étudie a l’ENSBA (atelier Boltanski) et au Fresnoy. Attachée à l’observation de la société, à l’analyse précise d’un terrain, Bertille Bak prend pour sources les communautés ou les collectivités au contact desquelles elle évolue, dont elle observe les rites, les gestes, les objets

et qu’elle implique dans ses projets. Avec la complicité des individus qu’elle rencontre, se construit

un récit entre documentaire et fiction où la poésie et l’utopie supplantent le simple constat d’une situation. Qu’il s’agisse de sa propre communauté, celle des corons du Nord de la France ou de groupes qui lui sont étrangers, il n’est jamais question pour elle de se mettre à distance ou d’opter

pour un regard éloigné, mais bien au contraire de partager une séquence de vie, une lutte, une résistance. Comprendre l’organisation entre les individus, répertorier leurs histoires personnelles et

collectives, les traditions et folklores qui les lient, leurs passe-temps et révoltes est au coeur de son travail. Pour l’artiste le collectif a du sens, quel que soit le projet il porte l’homme en son centre. Elle défend un travail qui croit en la possibilité d’inventer à plusieurs, des manières d’appréhender différemment le réel

Miguel ARZABE: "We shared a horizon" (Nous avons partagé un même horizon), 2013 - diptyque. sonore

    

Filmées dans des paysages naturels variés, les fluctuations erratiques du cerf-volant mettent en évidence l’intersection dynamique entre la volonté d’un agent conscient et des forces élémentaires

complexes. Sa forme circulaire unique et sa couleur orange intense en font à la fois un signal et une lentille, attirant l’attention sur des détails spécifiques de son environnement. Le projet aborde des sujets variés mais interdépendants tels que les mécanismes de représentation, les politiques de l’espace, l’anxiété provoquée par le changement climatique.

Miguel Arzabe crée des abstractions colorées et dynamiques - tissages de papier, peintures, vidéos pour retrouver des moments d’interconnexion humaine déroutante. Il commence par regarder vers l’extérieur, à la recherche d’une beauté dont le temps a passé.

Eva L’HOEST : "Ruin value" (La valeur de la ruine) - 2015 – 10’45

un travelling a enregistré directement sur google earth, sous une carte de diverses régions post industrielles de Belgique. Son concept architectural est le design d’une carte anticipant une belle ruine.

Eva L’Hoest, (1991), vit à Bruxelles

Les vidéos de l’artiste nous transportent dans des environnements familiers mais pourtant habités par des formes hybrides et des figures troubles. L’artiste joue avec les accidents des scanners 3D,

avec les aberrations des images virtuelles et avec les failles des algorithmes pour composer des paysages où se mêlent les regards de l’homme et des machines.

- Philippe ASTORG : "Le plus court chemin" – 2018 – 24’ - sonore

musique Axel Bernolin - image : Antoine Icard

filmé en Haute Savoie (usine de J Perret à Cluses) avec près de 25 participants, cette oeuvre surprenante par sa teneur reflète un monde étrange : qui sont ces personnages, que font ils, où vont ils? Chacun se l’approprie en s’inventant une histoire, construction d’un monde possible.

Philippe ASTORG est né en 1958 à Dakar, il vit à Annecy Artiste plasticien multidisciplinaire, il pratique, la peinture, l’installation, l’écriture et la vidéo.

Isabelle HAYEUR : "Fragile dream" (Un rêve fragile) – 2018 – 20’

Cette vidéo a été filmée en Australie dans la région de Greater Blue Mountain, un site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le titre fait référence au « temps du rêve » le thème central de la culture des aborigènes. Dans leur conception du monde, toutes les formes de vies font partie d’un système d’interactions dynamiques et complexes. Terre, hommes, animaux et plantes ne sont

que des parties d’un même tout. Fragilisé par la crise écologique que nous connaissons aujourd’hui, nous savons que cet idéal reste abstrait, un rêve lointain. La cosmologie occidentale semble avoir causé des déséquilibres qui nous conduisent maintenant vers une catastrophe.

Isabelle Hayeur, née en 1969 à Montreal. Sa démarche s’inscrit dans la perspective d’une critique

environnementale, urbanistique et sociale. Elle s’intéresse particulièrement aux sentiments d’aliénation, de déracinement et de désenchantement. Depuis la fin des années 1990, elle sonde les territoires qu’elle parcourt pour comprendre comment nos civilisations contemporaines investissent et façonnent leurs environnements. Elle est préoccupée par le devenir des lieux et des communautés dans le contexte sociopolitique néolibéral que nous connaissons actuellement. contribue à un certain éveil, il peut transformer les mentalités et amener les gens à se mobiliser. Sa vision est un constat lucide, mais elle porte aussi en elle l’espoir que les choses peuvent changer ou se rétablir. Pour Isabelle, la création est un outil de prise de conscience, mais aussi d’émerveillement. Elle considère qu’il est important de se prononcer, de montrer, d’éduquer et de dénoncer – mais aussi d’être enchantés, touchés et emportés par la beauté de ce qui nous entoure.

Marcos AVILA FORERO : "Atrato"

Filmé en Colombie sur la rivière éponyme. Dans Atrato, la population colombienne du Chocó, marquée par des années de conflits, renoue avec ses traditions musicales. Une expérience sonore d’une simplicité touchante que nous fait partager l’artiste franco-colombien.

Marcos Avila Forero est né en 1983 à Paris, vit entre Paris et Bogota Actuellement résidence au japon. Il réalise ses études à ENSBA (atelier Penone) En 2012 il reçoit le prix découverte des amis du Palais de Tokyo

L’accompagnement

Par le MIKADO : Matinales, goûters, petits dejeuners de l’Arteppes-Mikado

Avec imagespassages les NOCTURNALES du jeudi soir, visite accompagnée à 19h suivie d’une

projection thématique dans l’auditorium «back from LH»

- 19/9 : le mouvement/el movimiento

- 26/0 : Borobudur d’Arnold Pasquier sur le parcours du festival de cinéma italien

- 3/10 : l’eau/rios intermitentes

- 10/10 : oeuvres d’artistes cubains découverts par imagespassages pendant la biennale

Actions de sensibilisation à la médiation

Les PARTENAIRES

Imagespassages, pour les arts visuels et numériques

Intervient dans le champ de l’art contemporain par l’image en mouvement

Bureau : 26 rue sommeiller Annecy

www.imgespassages.com

contact : 0967389973 images-passages@orange.fr

L’arteppes/mikado est un espace d’art contemporain à vocation sociale

Place de rhododenrons Annecy

Contact : 0450575655 rsarteppes@lemikado.org

Imagespassages et l’arteppes sont membres de ALTUTUDES, réseau d’art contemporain sur le

territoire alpin

Action en RESONANCE avec la biennale de Lyon

Soutien aux structures :

Ville d’Annecy, commune nouvelle - conseil général de Haute-Savoe

DRAC & REGION Auvergne Rhône Alpes