Dans le cadre du Festival Sillon / Itinéraire Art Drôme, l’espace d’art nomade imagespassages, dédié à l’image en mouvement, présente l’exposition « Vagabondages » avec deux installations vidéo et un grand écran sur lequel sera projeté une programmation de vidéo. Les artistes invités à cette occasion vivent entre plusieurs pays ou /et plusieurs cultures, leurs œuvres portent sur les notions de déplacement, de transfert, de passage et de transformation. 

Du 08/10 au 01/11/2021   

tous les vendredis, samedis et dimanches

« Vagabonder c’est quitter notre quotidien, nos repères et éprouver l'étrange fascination de l'ailleurs. C’est une forme de lâcher prise, qui crée une nouvelle disponibilité à ce qui arrive. »  Heinz Wismann

Dans l’exposition, la projection fantomatique de Philippe Astorg (né au Sénégal et vivant en France) est un double de l’artiste marchant inlassablement dans des paysages qui se replient sur eux-mêmes. La figure évoquée par l’artiste est celle du vagabond dépouillé de ses oripeaux sociaux, libéré des carcans qui devient l’être libre par excellence, celui qui a surmonté le regard sévère de la société pour mieux s’en affranchir. En écho, l’oeuvre d’Eugenia Reznik (né en Ukraine et vivant entre la Canada et la France) s’intéresse aux plantes de personnes exilées qui, transportées d’un pays à l’autre puis re-plantées, deviennent des supports mnémoniques qui réactualisent les souvenirs et prolongent les gestes du passé.

Sur le grand écran sont projetées des vidéo de Ovidiu Anton, Miguel Arzabe, Sylvain Borge, Maverick Laporte, Lucas Leclercq, Lilas Orgebin, Oscar A et Yu Wen Wang. Les artistes convient les spectateurs à différentes déambulations : intérieures, imaginaires ou liées aux contextes particuliers de territoires. Les déplacements évoqués questionnent les relations que nous entretenons avec notre environnement, qu’il soit personnel, social, économique, écologique, ou encore historique.

www.imagespassages.com

Pour le vernissage présence des artistes : Philippe Astorg, Eugenia Reznik , Chloé Beaulac, Maverick Laporte, Lilas Orgebin et Yu Wen Wang.

Eugenia Reznik

 Atlas de plantes déracinées

Eugenia Reznik, Atlas des Plantes déracinées, 2021

L’oeuvre d’Eugenia Reznik s’intéresse aux plantes de personnes exilées qui, transportées d’un pays à l’autre puis replantées, deviennent des supports mnémoniques qui réactualisent les souvenirs et prolongent les gestes du passé.

Née en Ukraine où elle a fait ses études en arts plastiques, Eugenia Reznik travaille entre la France et le Québec.

Titulaire d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université de Québec à Montréal, elle y poursuit ses études

doctorales en études et pratiques des arts. Elle a présenté plusieurs expositions individuelles et a participé à de

nombreuses expositions collectives. Elle est membre du réseau international de recherche-création Hexagram.

L'artiste sera présente au vernissage

www.eugeniareznik.com

Philippe Astorg

Penseur-promeneur

Philippe Astorg, Marcheurs/ Promeneurs, date

La projection de Philippe Astorg présente un double de l’artiste marchant inlassablement dans des paysages qui se

replient sur eux-mêmes. La figure évoquée est celle du vagabond, dépouillé de ses oripeaux sociaux, libéré des

carcans, il devient l’être libre par excellence, celui qui a surmonté le regard sévère de la société pour mieux s’en

affranchir. Dans cette création très sisyphéenne, la marche est envisagée comme une mesure de l’humain et une

expérience de pensée.

Né à Dakar (Sénégal) en 1958, le travail de Philippe Astorg s’intéresse aux identités plurielles, à la question de l’exil et

du déplacement. Montré dans de nombreux musées et centres d’art en France et à l’étranger, il a également été invité àparticiper à de nombreuses Biennales d’art contemporain (La Havane, Dakar, Istanbul…)

L'artiste sera présent au vernissage

 

Ovidiu Anton

Exchanging lemons 

in Lefkosia and Lefkoșa

Depuis l’intervention turque de 1974, Chypre est divisée en deux par la « ligne verte », zone démilitarisée controlée par l’ONU. A Nicosie, la capitale - appelée Lefkosia en grec et Lefkoșa en turc - cette séparation se matérialise par un mur dont la rue Ledra est le seul point de passage depuis 2008. Ovidiu Anton ramasse un citron tombé d’un arbre au nord de la ville, traverse la capitale pour se retrouver dans sa partie sud où il échange le citron avec un autre citron tombé au sol, qu’il ramènera ensuite au pied du premier citronnier, au nord de la ville. « Les citrons sont-ils vraiment meilleurs de l’autres cotés ? » demande l’artiste par ce geste simple, dénonçant la frontière instaurée au sein même de la ville.

Ovidiu Anton, né en 1982 à Timișoara, en Roumanie vit et travaille actuellement à Vienne, Autriche où il a étudié à la School for Artistic Photography et à l’Academy of Fine Arts en arts et sculpture performatifs. Il a exposé seul ou collectivement à travers l’Europe depuis 2004.

www.ovidiuanton.com

Miguel Arzabe

Full moon over Galisteo, 2012

Le travail vidéo de Miguel Arzabe dessine poétiquement la place de l’humain dans le paysage, à travers des actions simples, un simple ballon rouge ou un cercle volant venant souligner les aspérités du paysage ou encadrer la lune.

« Full Moon over Galisteo a été réalisé à l’apogée de mes années de «vagabondage» un moment extraordinaire dans le désert du Nouveau-Mexique. » M.A.

Miguel Arzabe vit à Oakland en Californie, il est membre fondateur du studio du Minnesota Street Project à San Francisco. Son travail a été présenté dans des festivals et musées tel le Centre Pompidou à Paris, le MAC Lyon, le

Festival du nouveau Cinéma de Montréal, la Geumgang Nature Art Biennale à Gongju, Corée du Sud…

www.miguelarzabe.net

Math99

Second Life Snow, 2021

« À l’intérieur du monde que nous figure l’affiche du film « Forest Gump » y persiste l’image de son protagoniste ; celui-ci semble attendre éternellement l’autobus qui doit l’emmener, ainsi lui résonnent encore ces quelques mots du film : « cours Forest, cours » ». M

Mathieu Beaufils, alias Math99, après des études à HEAR, est aujourd’hui étudiant à l’École des Arts de la Sorbonne. Il s’intéresse à la culture pop, il envisage par exemple le cinéma et les jeux vidéo autant comme des moyens de prise de recul qui nous informent sur l’humain et ses désirs que comme des objets culturels ou de divertissement.

Maverick Laporte

Lucas Leclercq

Sylvain Borge

Schlass

Réalisé par trois camarades d’aventures filmiques, Shlass est une proposition vidéo, minimale et condensée, recyclant les rushs de repérage d’un court métrage éponyme. Deux personnages déambulent dans un décors gigantesque en quête d’une rencontre, d’une fuite ou d’un but inattendu.

Lucas Leclercq est un cinéaste/plasticien étudiants au beaux arts de Paris. Dans ces films, il aime user de moyen peu onéreux pour raconter ces histoires. Ainsi, le docufiction, le vole et le détournement d’images vienne mettre en forme une pratique qui se veut au plus près de l’expérience humaine.

Maverick Laporte diplômé des Beaux Arts de Bordeaux travaille généralement la vidéo dans une dimension familiale, amicale et performative déléguant par exemple la prise de vue, intégrant des proches au processus de création filmique ou mettant en scène l’acte même de « faire film ».

Sylvain Borge autodidacte et passionné par les archives en tout genre allant des images « historiques » aux jeux vidéos ou des banques d’images en lignes aux films sortis en salles. Il effectue un vrai travail d’assemblage, de collage, de minutie et d’ambiance dans chacun de ses films, construisant ainsi des formes hybrides, complexes et interrogatives.

Ensemble, ils conjuguent leur regards pour vivre des aventures filmique ou le film est parfois moins important qu’une certaine façon d’être ensemble, de s’écouter et de faire des idées des deux autres une propriété commune.

Maverick Laporte sera présent au vernissage

Lilas Orgebin

Ascension

Dans ses oeuvres, Lilas Orgebin s’approprie et détourne des objets du quotidien avec humour et poésie. Réalisée dans le cadre d’une résidence au centre d’art de Flaine, cette vidéo performance montre l’artiste tentant une traversée d’un lapiaz. Elle met ainsi en tension une géomorphologie déchiquetée, aux aspérités coupantes et la légèreté d’un corps en suspension grâce à deux ballons gonflés à l’helium.

Diplômée de l’Ecole Supérieure d’Art d’Annecy (ESAAA), Lilas Orgebin s ‘implique très tôt dans l’association Art Dep’ qui proposait d’investir des lieux alternatifs et de créer des communauté provisoires artistiques. Son travail a été montrédans différents centres d’art de la région.

L'artiste sera présente au vernissage

Oscar A

Fliphugs, 2018

Débuté lors d’une résidence Vidéoformes, ce film d’animation expérimental articule et combine des supports traditionnels (dessins à l’encre et repentir) aux supports numériques telle la rotoscopie (dessin image par image sur des prises de vue en direct).

Diplômé de plusieurs masters au Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse de Lyon et de la faculté d’art de Saint-Étienne, Oscar A puise dans son expérience des arts numériques et des sciences de l’éducation une approche fortement lié au public. Ses installations mêlent nouvelles technologies, dessin, son et vidéo et invitent le spectateur à partager une expérience sensible dans l’instauration de nouveaux rites collectifs.

http://it.oscara.org

Yu-wenwang

A government is only recognized for what it claims to be

Ponctuée de citations évoquant l’histoire et les événements politiques de Taïwan, la vidéo de Yu Wen Wang est un voyage introspectif en train. « Une fois partie, les illusions se sont brisées. Le lieu d’où l’on vient, les langues que l’on parle, la pensée ainsi que la culture associée à ces langues prennent une place considérable dans ce sentiment, et dans cette définition de soi-même. Déplacement physique et mental, déplacement du langage et des pensées. » Y.W.W

Yu Wen Wang est née à New Taipei, Taïwan, elle est diplômée de l’EBABX et est actuellement étudiante à l’Ecole

nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy. Yu Wen Wang s’intéresse aux questions de déplacement, à la notion

d’installation, d’appropriation d’un lieu, et de manière plus large, à comment la culture s’inscrit dans le paysage.

Ses travaux prennent la forme de performances, de vidéos, d’installations et de récits.

L'artiste sera présente au vernissage

https://yu-wenwang.com

Richard T. Walker

Successive inconceivable events, 2005

Dans cette vidéo, Richard T. Walker nous tourne le dos et fait face à une forêt exploitée. Des mots sont énoncés et

résonnent. S’adressent-ils à la nature à laquelle l’artiste se confronte ou à un être aimé absent ? Dans cette scène inspirée des peintures romantiques, des tensions s’exercent dans les rapports renouvelés entre langage, présence humaine et environnement naturel et se donnent à voir sous la forme d’un monologue amoureux contrarié.

Richard T. Walker réalise des vidéos, des photographies, des sculptures, des installations et des performances qui pensent notre rapport à l’environnement. En utilisant l’expérience du paysage comme métaphore, ces incohérences sont utilisées comme un outil pour explorer la complexité des relations humaines. Walker est né en 1977 à Shrewsbury,

Royaume uni. Ses travaux font partie de nombreuses collections.

www.richardtwalker.net

Chloé Beaulac

Vagabondages / Wanderings, 2021

Produite à l’occasion de cette exposition, l’oeuvre vidéo de Chloé Beaulac prolonge ses questionnements photographiques autour du paysage. À la manière d’une ethnologue, elle observe et documente les caractères sociaux et culturels, l’histoire, les mythes, les contes, les rituels, ainsi que l’atmosphère qui se dégage de lieux qu’elle explore à travers le monde.

La place de l’humain dans la nature, la spiritualité et l’imaginaire relié à la nature, l’histoire humaine racontée et le territoire en changement sont quelques thèmes que j’aborde dans le cadre de ma pratique.

Ce court métrage porte sur divers lieux abandonnés explorés à travers le Québec lors de mes vagabondages de 2021.

Je documente par la vidéo le passage de l’homme qui fut un temps s’était approprié les lieux. Je m’intéresse à l’évolution du lieu par l’abandon de son ancienne vocation. Les lieux filmés sont maintenant habités par la nature, des créatures ou des humains qui l’investissent de manière différente.

Chloé Beaulac vit au Québec. Spécialisée dans les arts imprimés, elle travaille la photographie, le dessin, la sérigraphie, la peinture, l’installation et la sculpture.

En partenariat avec le Conseil des arts de Longueuil (Canada)

L'artiste sera présente au vernissage

www.chloebeaulac.com

Denis Brun

Le Voyage en Grande-Belgique, 2013

Un voyage hypnotique au "Plat-Pays" au son d'une guitare électrique.  Dans ce film, le rythme semble être donné par les battements de pieds et le déroulement du film intimement lié à la mécanique de machine.

Denis Brun est un plasticien/musicien, il est né en 1966 à Désertines, dans l’Allier, il vit et travaille à Marseille. Sans aucune hiérarchie ni préférence entre les divers médias (peinture, céramique, couture, vidéo, écriture…) qu'il utilise, Denis Brun recrée sa propre mythologie, ancrée dans la pop culture des années 80/90/2000, la musique rock/techno, la culture anglo-saxonne et un univers enfantin, poétique, faussement naïf.

www.denisbrun.com

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